18 mai 1867

« 18 mai 1867 » [source : BnF, Mss, NAF 16388, f. 132], transcr. Jeanne Stranart, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d9879e650, page consultée le 01 mai 2026.

XML

Tu n’as donc pas bien dormi, mon cher bien-aimé, que tu te lèves en même temps que moi ? Cette pensée me chiffonne et me rend la vie assez grisâtre ce matin malgré le soleil qui rougeoie, la terre qui poudroie et la mer qui verdoie1. Cependant je tâche de faire contre fortune bon cœur en te souriant de mon moins mal et en t’adorant de mon mieux. Je n’ai pas eu la chance de te voir ce matin ce qui redoublea


Notes

1 Juliette détourne les paroles de sœur Anne dans La Barbe-Bleue, conte de Charles Perrault dans Les contes de ma mère l’Oye (1697) : « Je ne vois rien que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie. ». Le conte a été adapté en opéra-bouffe en trois actes, texte d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach, représenté pour la première fois le 5 février 1866 au Théâtre des Variétés à Paris.

Notes manuscriptologiques

a La lettre s’arrête ici.

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

Hugo est grand-père pour la première fois (l’enfant mourra en bas âge). Ils voyagent en Belgique et en Zélande.

  • 31 marsNaissance de Georges, fils de Charles Hugo et de sa femme Alice.
  • 20 juinReprise d’Hernani au Théâtre-Français.
  • 17 juillet-14 octobreVoyage en Belgique et en Zélande.