14 mars 1874

« 14 mars 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 50], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d9035e451, page consultée le 04 mai 2026.

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Moi aussi, mon cher grand petit homme, je m’épêche, je m’épêche, je m’épêche, pour ne rien laisser en souffrance dans mon cœur et dans mon service dans le cas où ton éditeur serait exact au rendez-vous du déjeuner, et pour être prête à sortir avec toi tantôt dans le cas où tu le pourrais. Aussi je stimule mes servantes et je hâte mes pattes de mouche pour arriver juste… Pas si juste que ça, car il est 7 h. et je n’ai pas encore dit mon dernier mot. Il est vrai que ce mot, si court dans sa forme, a la longueur de l’éternité puisqu’il va de mon cœur jusqu’à Dieu en passant par le tien. Je t’aime en est la première syllabe et je t’adore la seconde. Ce mot est l’érudition sublime de mon âme. Je n’en saurais avoir d’autre. J’espère qu’elle te suffira dans ce monde et dans l’autre.

Cette année-là…
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Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.

  • 19 févrierQuatrevingt-treize.
  • 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
  • OctobreMes fils.