15 mars 1874

« 15 mars 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 51], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d9035e471, page consultée le 01 mai 2026.

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Tu oublies l’heure, mon cher petit homme, mais moi j’ai un estomac qui se souvient et qui n’est pas content. Heureusement que mon cœur ne mâche pas à vide, à preuve que je t’aime à bouche que veux-tu.

4 h .¾

Je voudrais que ce pauvre gribouillis commencé par un sourire ne s’achève pas par une grimace larmoyante, car je sais que tu dois en avoir par-dessus la tête de mes susceptibilités à contretempsa et à contre-jour. Hélas, si tu m’avais laissé faire et si tu voulais y consentir maintenant encore, tout pourrait s’arranger avec l’aide de la bonne sainte Perrine[Le signe + est apposé en dessous du mot « Perrine ».] patronne des incapables et des inutiles.

5 h. ¼

Je me hâte de finir cette stupide et triste élucubrationb commencée, interrompue et reprise sans rime ni raison que celles-ci : que je t’aime trop pour être insensible à tes critiques même quand elles ne sont pas méritées.


Notes manuscriptologiques

a « contre temps ».

b « élcubration ».

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.

  • 19 févrierQuatrevingt-treize.
  • 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
  • OctobreMes fils.