« 24 décembre 1880 » [source : BnF, Mss, NAF 16401, f. 318], transcr. Emma Antraygues et Claire Josselin, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d6402e573, page consultée le 01 mai 2026.
Paris, 24 décembre 1880, vendredi, midi ¼
Mon cher bien-aimé, depuis ce matin je trime avec ma nouvelle couturière (la femme de mon coiffeur) que j’essaie pour la première fois en remplacement de la pauvre Mme Kieffer qui ne peut plus travailler du tout. Jusqu’à présent mes essais ne sont rien moins qu’heureux et je doute même qu’ils aboutissent à quelque chose de possible. Il est vrai que ce ne sont que des retapages mais l’art d’accommoder les restes n’est pas donné à tout le monde, je ne m’en aperçois que trop en ce moment-ci même. Enfin, mon grand petit homme, pourvu que cela ne dépasse pas mon budget c’est tout ce que je peux désirer. Quelle stupide restitus je te baille aujourd’hui mais je suis si ennuyéea qu’il faut bien que je sois ennuyeuse, cela me soulage d’autant. Heureusement que cela ne m’empêche pas de t’aimer à cœur que veux-tu et de toute mon âme.
[Adresse]
Monsieur Victor Hugo
a « ennuiée ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
l’amnistie des Communards est enfin votée, et la fête nationale, fixée le 14 juillet, fonde la République sur la Révolution Française
- AvrilReligion et religions.
- 24 octobreL’Âne.
