« 25 décembre 1880 » [source : BnF, Mss, NAF 16401, f. 319], transcr. Emma Antraygues et Claire Josselin, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d6402e600, page consultée le 01 mai 2026.
Paris, 25 décembre 1880, samedi matin, 8 h.
Mon cher bien-aimé, je ne t’ai pas demandé des nouvelles de ta nuit ce matin parce qu’il m’était impossible d’ouvrir la bouche tant je souffrais de ma dent. Plus je vais et plus la douleur grandit et persiste, ce qui me décide à la faire arracher. Ce sera d’ailleurs un mince sacrifice puisque moi seule le saurai étant une des avant-dernières au fond de la bouche. L’important c’est d’abréger le plus tôt possible cette intolérable souffrance. Aujourd’hui, Noël, pas de Sénat et demain dimanche non plus mais lundi Séance publique à une heure. Paul Meurice m’a écrit pour me dire qu’il viendra aujourd’hui de deux à trois heures cherchera ta lettre. Il doit partir demain matin, tâche d’obtenir de lui qu’il dîne avec nous ainsi que ses trois charmantes filles ce soir en remplacement du dîner de demain. Je t’aime, je te bénis. Je t’adore.
[Adresse]
Monsieur Victor Hugo
a « cherché ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
l’amnistie des Communards est enfin votée, et la fête nationale, fixée le 14 juillet, fonde la République sur la Révolution Française
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