« 27 juillet 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 147], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d2996e829, page consultée le 01 mai 2026.
Paris, 27 juillet [18]74, lundi matin, 8 h.
Je Brasse1Papapa et j’espère qu’il a bien dormi. Il paraît que nous aurons Petite Jeanne pour nous seuls toute la journée. Je ne m’en plains pas, au contraire, et mon avis serait de mener promener la chère petite après le déjeuner si le temps le permet. C’est ce que tu décideras tantôt en voyant l’état du ciel. En attendant je n’ai pas une minute à perdre pour être prête à midi à cause de la blanchisseuse et du coiffeur. Puis je voudrais écrire un mot de tendresse à mes pauvres petits Koch si malmenés depuis longtemps par leur santé et celle de leurs petits enfants. De plus je désirerais avancer mon compte du mois pour te le remettre le jour même où il finit. Tout cela fait, je pourrais copier plus régulièrement un peu tous les jours, de façon à ce que tu n’attendes pas après moi au moment venu où tu aurais besoin de ma copie. C’est pour cela, mon grand bien-aimé, que je m’épêche, je m’épêche, je m’épêche en mettant les petits mots dans les grands, âme dans cœur avec tout mon amour par-dessus les bords, que je te souris, que je te bénis et que je t’adore au galop.
1 Imitation de la langue enfantine de Georges et Jeanne : « Je brasse » pour « J’embrasse ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.
- 19 févrierQuatrevingt-treize.
- 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
- OctobreMes fils.
