10 septembre 1874

« 10 septembre 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 187], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d13777e417, page consultée le 02 mai 2026.

XML

J’avais à cœur, mon cher Papapa, de t’envoyer ce matin la lettre tant désirée de tes chers enfants. J’ai la joie d’avoir réussi car j’ai foi au magnétisme du cœur, et Dieu sait que je n’ai pas épargné le mien pendant la trop longue attente de cette bienheureuse lettre. Enfin, tu l’as, maintenant ; jouis de ton bonheur et des succès de ton Petit Georges et de ta Petite Jeanne et de leur mère qui tait les siens pour mieux lesa faire deviner. Il n’est pas jusqu’à ton apocryphe entrée dans l’immortalité qui ne soit intéressante, d’autant plus que tu te portes bien et que tu n’as jamais été plus grand, plus glorieux et plus sidéral qu’à présent. Je suis si contente de te savoir rassuré sur ces deux chers petits êtres que j’en néglige tous mes tracas de ménage pour le moment. Je vais me dépêcher de te fourrer [à boc et à bac ?] toutes mes tendresses pour les reprendre après. Je t’adore.


Notes manuscriptologiques

a « le ».

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.

  • 19 févrierQuatrevingt-treize.
  • 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
  • OctobreMes fils.