« 4 novembre 1880 » [source : BnF, Mss, NAF 16401, f. 275], transcr. Emma Antraygues et Claire Josselin, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d10336e133, page consultée le 01 mai 2026.
Paris, 4 novembre 1880, jeudi matin, 8 h.
Dors, mon doux adoré, et que ton sommeil te soit bienfaisant autant que mon amour qui te sourit et qui te bénit. Le temps est splendide ce matin et le froid aussi. L’été de la Saint-Martin est un pince-sans-rire qui vous dore la pilule hiver, avec plus de glaçon que de rayons. Tout compte fait nous serons seize à table ce soir à moins que nous ne soyons dix-huit si les citoyens Hérold et Bonnat se considèrent comme encore invités cette fois, ce qui n’est pas impossible. Mais en mettant les deux enfants sous le dais à la petite table nous pourrons encore nous en tirer avec honneur. Cependant, mon cher petit homme, tu feras bien de toutes façons de revenir le plus vite possible au chiffre normal de douze à table par économie d’abord et par plus de coudées franches ce qui manquent trop souvent à tes festivaux. À propos de [fes ?] et de veau je te fais remarquer que le pâté ci-dessous n’entre pas dans le menu de ce soir. Je te le laisse pour compte avec sa marque de fabrique. Moi je ne me charge que de t’aimer.
[Adresse]
Monsieur Victor Hugo
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
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