« 15 juillet 1875 » [source : BnF, Mss, NAF 16396, f. 182], transcr. Véronique Heute, rév. Jean-Marc Hovasse, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d11025e499, page consultée le 07 août 2026.
Paris, 15 juillet [18]75, jeudi soir, 5 h.
Je ne t’ai pas manqué cette fois, mon grand bien-aimé, et j’en suis tout heureuse. Chaque fois qu’il m’arrive de perdre un seul de tes regards j’en ai mon cœur tout assombri jusqu’à ce que je t’aie revu et que tu me l’aies rendu. C’est pourquoi, mon adoré, je ne manque jamais volontairement l’occasion de te reconduire des yeux jusqu’à ce que je ne puisse plus te voir. Louis1 vient de m’apporter les mille francs de Hachette. Il espère pouvoir dîner avec nous dimanche s’il n’arrive pas de complications qui s’y opposent. En attendant je fais face du mieux que je peux aux divers arrangements pour ce soir. Camille Pelletan a fait savoir à Mme Charles qu’il ne pouvait pas être des nôtres ce soir, ce qui mettrait le chiffre 13 au-dessus de toutes les autres têtes si on faisait dîner les enfants à table2. Heureusement qu’on a la ressource de les faire dîner à part : oui pas de crainte sérieuse de ce côté-là. Je t’adore.
1 (Jean-)Louis Koch, son neveu.
2 La superstition les empêche d’être treize à table.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils font un bref séjour à Guernesey pour récupérer des affaires.
- 19-28 avrilSéjour à Guernesey.
- 4 octobreIls vont sur la tombe de Claire à Saint-Mandé.
