15 novembre 1867

« 15 novembre 1867 » [source : BnF, Mss, NAF 16388, f. 279], transcr. Jeanne Stranart, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d3311e467, page consultée le 01 mai 2026.

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Je t’ai déjà envoyé mon bonjour tout à l’heure, mon grand bien-aimé, en même temps que j’emplissais mes yeux et mon cœur de ta douce vue. Il m’a semblé que tu avais un peu modifié et simplifié ton programme du matin. Ainsi tu ne baises plusa mes vilaines pattes de mouches, et tu fais bien, et tu ne fais plus d’entracte entre tes deux œufs, ce qui est encore mieux, la saison étant donnée. J’ai tout lieu de croire que ta nuit a été aussi bonne que la mienne, ce qui ajoute encore à ma joie. Ma douleur s’en est allée je ne sais où ; en attendant qu’elle élise un nouveau domicile sur ma vaste personne, je me réjouis du congé qu’elle me donne pour le moment. Le temps est doux et charmant ce matin et, s’il ne change pas d’ici à tantôt, ni moi non plus, nous pourrons faire une petite promenade sur la colline bras dessus bras dessous comme deux vieux amoureux que nous sommes.


Notes manuscriptologiques

a « tu ne baise plus ».

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

Hugo est grand-père pour la première fois (l’enfant mourra en bas âge). Ils voyagent en Belgique et en Zélande.

  • 31 marsNaissance de Georges, fils de Charles Hugo et de sa femme Alice.
  • 20 juinReprise d’Hernani au Théâtre-Français.
  • 17 juillet-14 octobreVoyage en Belgique et en Zélande.