27 novembre 1862

« 27 novembre 1862 » [source : BNF, Mss, NAF 16383, f. 252], transcr. Camille Guicheteau, rév. Guy Rosa, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6975, page consultée le 24 janvier 2026.

Tu feras bien, mon cher petit homme, de ne pas rester trop longtemps sous la pluie et sous le brouillard, quel que soit d’ailleurs l’attrait de la promenade entre chien et loup. Quant à moi que la podagrerie retient au coin du feu, je ne serais pas fâchée qu’un peu de prudence vous ramenât le plus vite possible au logis au risque de ne pas obtenir ni une parole ni un regard de vous. Mais il ne m’en faut pas tant pour être heureuse, il suffit que je vous voie, que je touche un de vos cheveux, pour me sentir transportée de joie jusqu’au fin fond de mon âme. Oui, cela est ainsi depuis tout à l’heure trente ans. Trente ans ! Trente ans d’amour non interrompu dans mon cœur, et qui ne le sera jamais, même par la mort, si, comme je l’espère, l’âme survit au corps. Mon bien-aimé, mon bien-aimé, mon bien-aimé, je te donne tout ce que j’ai de meilleur en moi, fais-en ce que tu pourras pourvu que tu me laisses t’adorer.

Cette année-là…
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Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

elle se délecte du succès public des Misérables.

  • 10 marsPremier dîner des enfants pauvres.
  • 3 avrilParution de la première partie des Misérables.
  • 28 juillet-26 septembreVoyage au Luxembourg et sur les bords du Rhin