« 28 octobre 1862 » [source : BNF, Mss, NAF 16383, f. 224], transcr. Camille Guicheteau, rév. Guy Rosa, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6947, page consultée le 26 janvier 2026.
Guernesey, 28 octobre 1862, mardi matin, 8 h.
Bonjour, mon cher bien-aimé, bonjour, sinon beau jour, joie et fête si tu m’aimes ; autrement non, non, non de non. Je crois que tu as dû te coucher très tard hier, ce qui ne t’aura pas empêché de bien dormir je l’espère, AU CONTRAIRE. Cela étant, je peux avouer que j’ai dormi comme un NOIR jusqu’à ce matin. Cela vous apprendra à me quitter, sans POLITESSE EXQUISE pour courir après d’autres. Une autre fois je profiteraivotre guilledoupour courir la prétentaine guernesiaisene fût-ce que pour voir comment cela fait. En attendant, je prends votre plaisir en patience et je fais piètre mine à la belle Anglaise, cette doublement perfide ALBIONNE, et je me cuirasse d’impassibilité devant la défaite certaine. En somme, mourir de cela ou d’un coup de sabot, c’est tout un, et le bon Dieu n’en demande pas plus pour légaliser le passeport pour l’éternité. Ainsi va la belle, la spirituelle, l’élégante, la séduisante, la délirante Tennant. Hip, hip, houraha pour l’Angleterre.
a « ourah ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
elle se délecte du succès public des Misérables.
- 10 marsPremier dîner des enfants pauvres.
- 3 avrilParution de la première partie des Misérables.
- 28 juillet-26 septembreVoyage au Luxembourg et sur les bords du Rhin
