« 26 novembre 1862 » [source : BNF, Mss, NAF 16383, f. 251], transcr. Camille Guicheteau, rév. Guy Rosa, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6974, page consultée le 25 janvier 2026.
Guernesey, 26 novembre 1862, 5 h. du soir.
Je t’écris au coup de cloche de la fin de la journée des ouvriers, venant de finir moi-même la mienne, de journée, mon cher bien-aimé ; car depuis que je suis levée jusqu’au soir je n’ai fait que trimer comme une pauvre PARSONNIERE qui fait tout son TRAVA et tout son FAIT. Heureusement que tout cela ne m’empêche pas de t’aimer, bien loin de là, car il me semble que je t’adore d’autant plus que j’ai moins de temps pour te le dire. Ce n’est certainement qu’une illusion d’optique, mais qui entretient mon courage et ma bonne humeur en ton absence. Cher adoré, je suis bien heureuse que mes petits festivaux te plaisent puisque c’est toi, ta gaité, ta bonté et ton TOUT qui en font les frais. Moi, je ne fais que t’adorer partout et toujours.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
elle se délecte du succès public des Misérables.
- 10 marsPremier dîner des enfants pauvres.
- 3 avrilParution de la première partie des Misérables.
- 28 juillet-26 septembreVoyage au Luxembourg et sur les bords du Rhin
