« 11 mars 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 47], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d9035e374, page consultée le 01 mai 2026.
Paris, 11 mars [18]74, mercredi soir 7h
Qui n’a pas le CŒUR de son âge, de son âge a tout le malheur1. Cettea épigraphe explique et excuse dans son cliché laconique le trouble involontaire que j’apporte dans ta vie en en souffrant moi-même comme une damnée. Cependant il ne faut pas que cette folie ridicule continue d’être une gêne et un supplice pour toi. Je veux et je dois m’en corriger et te laisser ta liberté, toutes les libertés, surtout celle d’être heureux quand et comme tu l’entends. Autrement, mon pauvre trop aimé, tu finiras dans un délai très court par ne plus pouvoir me souffrir. Je le sais et je m’en fais horreur à moi-même dès à présent. C’est pourquoi je veux prendre à tâche d’éteindre mon cœur coûte que coûte pour rendre la paix et le bonheur au tien.
1 Voltaire, Stances, 1741, VIII, 11-12. Juliette Drouet a remplacé le mot « esprit » à l’origine dans la maxime par le mot « cœur ».
a « Cet ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.
- 19 févrierQuatrevingt-treize.
- 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
- OctobreMes fils.
