« 14 mai 1875 » [source : BnF, Mss, NAF 16396, f. 124], transcr. Véronique Heute, rév. Jean-Marc Hovasse, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d8595e441, page consultée le 04 mai 2026.
Paris, 14 mai [18]75, vendredi soir, [illis.] h.
Je ne suis en train que de t’aimer, mon cher grand bien-aimé, le reste m’est impossible et je n’ai de courage à rien en dehors de cette application dans laquelle je m’absorbe tout entière. La chaleur, peut-être aussi la paresse, font que je me laisse aller à la dérive sans résistance et presque inconsciemment. J’espère encore que cette espèce d’atonie physique ne durera pas longtemps et que je remonterai sur mon dada plus vite que je n’en suis descendue. Je te demande un peu de patience et d’indulgence jusqu’à ce que le cœur me soit revenu au ventre. Je n’ai rien trouvé dans Le Rappel de particulier à propos de la séance de l’Académie hier ; rien non plus dans Le Charivari mais L’Événement tombe à plume raccourcie sur Le Journal des débats et sur John le Moine ainsi que sur le sénateur Dumas en même temps qu’il fait valoir les lettres de Jules Simon en tant que philosophe et qu’écrivain. De ce côté-là Jules Simon doit être content de l’appréciation de son talent et de son mérite. Moi je ne demande qu’à l’être de ton amour. À chacun son lot.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils font un bref séjour à Guernesey pour récupérer des affaires.
- 19-28 avrilSéjour à Guernesey.
- 4 octobreIls vont sur la tombe de Claire à Saint-Mandé.
