« 21 juillet 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 142], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d2996e665, page consultée le 04 mai 2026.
Paris, 21 juillet (St Victor) [1874], mardi soir, 4 h.
J’arrive après tout le monde, mon grand bien-aimé, juste pour te souhaiter ta chère fête à temps et correctement comme l’almanach. Je dis : « comme l’almanach », parce que pour mon cœur c’est toujours ta fête puisque tu es toi-même la fête des fêtes de mes yeux, de mon esprit et de mon âme depuis le premier jour où je t’ai aimé. Cela ne m’empêche pas de me réjouir avec la fête officielle et de lui sourire et de la bénir et de demander à Dieu de la fêter encore bien longtemps dans ce monde pour le bonheur de l’humanité et pour mon bonheur personnel. J’allais te faire mon petit gribouillis après t’avoir perdu de vue sur ton omnibus quand j’ai eu la visite de Mme Pierre Véron qui venait prendre congé de toi et de moi avant son départ samedi pour les Pyrénéesa. Elle a beaucoup regretté de ne pas te voir, ce que je comprends, plus et mieux qu’elle encore, puisque je t’adore de vrai.
a « Pyrhenées ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.
- 19 févrierQuatrevingt-treize.
- 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
- OctobreMes fils.
