« 12 juillet 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 133], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d2996e359, page consultée le 01 mai 2026.
Paris, 12 juillet [18]74, dimanche matin
Je te donne mon bonjour le plus tendre et le plus frais, le plus souriant et le plus confiant. Puisse-t-il t’arriver comme je te l’envoie. Tu trouveras ce matin un quatrain tout frais émoulu d’après la variante que j’ai faite l’autre soir de ton célèbre : [«] J’en passe et des meilleurs1 ».
Le voici :
« Ruy Gomez a de tendres heures ;
Près des femmes c’est un coquin.
Souvent, derrière Charles Quint
Il dit : “J’en pince, et des meilleures !”[»]
Ce serait du Monselet tout pur si môsieu Victor Hugo n’existait pas et si madame Juju avait la modestie de son sexe et de son génie. Toutes ces collaborations patentes et latentes n’ôtent rien [Texte absent ?] moulins et bien plus haut encore.
1 « J’en passe, et des meilleurs » : réplique de Don Ruy Gomez (Victor Hugo, Hernani, acte III, scène 6). La réplique est devenue rapidement proverbiale.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.
- 19 févrierQuatrevingt-treize.
- 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
- OctobreMes fils.
