« 27 novembre 1866 » [source : BnF, Mss, NAF 16387, f. 214], transcr. Jeanne Stranart, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d20e652, page consultée le 01 mai 2026.
Guernesey, 27 novembre [18]66, mardi matin, 9 h. ½
Je ne sais pas à quelle heure tu t’es levé, mon doux adoré, parce que j’ai dormi très tard malgré la very good nuit que j’avais euea. Je me suis indulgée, comme on dit dans ce pays-ci, mais je ne m’en repens pasb si de ton côté tu as fait la grasse matinéec après une très bonne nuit. C’est aujourd’hui selon toutes les probabilités que tu sauras si ta femme vient demain. Je l’espère et je le crains tout à la fois tant les deux plateaux de mon amour, la générosité et l’égoïsme, pèsent également sur mon cœur. Je laisse à Dieu de faire pencher la balance où il lui plaira, acceptant pieusement la part de bonheur qu’il voudra bien me laisser après le vôtre. En attendant, mon cher adoré, je te souris, je te bénis et je t’adore.
a « que j’avais eu ».
b « je ne m’en repents pas ».
c « la grâce matinée ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils passent de longues vacances en Belgique.
- 12 marsLes Travailleurs de la mer.
- 15 juinHugo fait déposer chez elle une malle contenant des manuscrits et des inédits.
- 20 juin-10 octobreVacances en Belgique.
- 17 aoûtNaissance de sa petite-nièce Marguerite, fille de son neveu Louis Koch.
