8 novembre 1866

« 8 novembre 1866 » [source : BnF, Mss, NAF 16387, f. 195], transcr. Jeanne Stranart, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d20e202, page consultée le 01 mai 2026.

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Quelle que soit ta nuita, mon doux adoré, bonjour et bonheur pour toi aujourd’hui. Je le désire et je l’espère. C’est la bienvenue que je souhaite de tout mon cœur à ta chère femme.

Le temps de la saison alterné de soleil et de pluie fait la mer calme et unie comme un lac ce matin. Il faut espérer que ta femme aura la bonne inspiration d’en profiter. Dans le cas où ses amis de Paris la retiendraient encore quelques jours, j’épuiserais sans vergogne et avec joie ce sursis à ma destitution. Mon cœur ne peut pas faire plus pour votre service et pour le mien.

Je vais aller voir où en est ta nuit, mon pauvre piocheur. Quant à la mienne, elle a été très bonne.

Il faudra que j’envoie Suzanne payer mes deux assurances aujourd’hui toute chose cessante car il pourrait y avoir péril en la demeure et alors…


Notes manuscriptologiques

a « Quelque soit ta nuit ».

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils passent de longues vacances en Belgique.

  • 12 marsLes Travailleurs de la mer.
  • 15 juinHugo fait déposer chez elle une malle contenant des manuscrits et des inédits.
  • 20 juin-10 octobreVacances en Belgique.
  • 17 aoûtNaissance de sa petite-nièce Marguerite, fille de son neveu Louis Koch.