« 28 mai 1880 » [source : BnF, Mss, NAF 16401, f. 142], transcr. Blandine Bourdy et Claire Josselin, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d11826e1225, page consultée le 01 mai 2026.
Paris, 28 mai 1880, vendredi matin, 8 h.
J’ai tant dormi, mon cher petit homme, qu’il m’est impossible d’avoir une opinion sur ta nuit. J’espère qu’elle aura été aussi bonne que la mienne. En attendant que cet espoir se confirme, je viens d’aérer ta chambre pour rafraichira ton sommeil de la matinée. Tu n’auras pas de Sénat avant lundi 31. Girardin m’a écrit un petit billet charmant où il me dit qu’il rompt tous ses engagements de lundi pour avoir l’honneur de dîner avec toi. Son acceptation implique nécessairement celle de Mme Edmond Adam, du moins je l’espère. J’avais reçu hier une petite lettre de Clovis Hugues me donnant de bonnes nouvelles de sa femme qui était un peu souffrante. J’en ai profité pour les inviter à dîner ce soir tous les deux. J’ai invité aussi Mendès et les deux Lesclide autrement nous n’aurions été rien que nous deux pour tenir tête à Charles Edmond. Il est vrai que ta qualité supplée de reste à la quantité mais il faut respecter le proverbe qui dit que : « ce qui abonde ne vicie pas ». Donc nous serons huit au lieu de trois ce soir. Et moi seule pour t’adorer, excusez du peu !
[Adresse]
Monsieur Victor Hugo
a « rafraichir ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
l’amnistie des Communards est enfin votée, et la fête nationale, fixée le 14 juillet, fonde la République sur la Révolution Française
- AvrilReligion et religions.
- 24 octobreL’Âne.
