« 17 juillet 1875 » [source : BnF, Mss, NAF 16396, f. 184], transcr. Véronique Heute, rév. Jean-Marc Hovasse, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d11025e599, page consultée le 06 août 2026.
Paris, 17 juillet [18]75, samedi mat[in], 7 h.
Cher bien-aimé, si tu es content de ta nuit, comme je l’espère, je ne suis pas, moi, fâchée de la mienne et je t’adore. Là s’arrêtenta toutes les meilleures choses de mon bulletin ce matin, les autres étant plus ou moins maussades à dire et à ressentir. D’une part les enfants ni leur mère ne déjeunerontb avec nous aujourd’hui ; d’autre part Henriette est très souffrante depuis plusieurs jours et je vais l’envoyer tout à l’heure chez le pharmacien ; d’autre part, enfin, mon vilain genouc continue à me faire beaucoup souffrir, ce qui me fatigue et m’agace. Tu vois qu’en dehors de mon amour il n’y a pas le plus petit mot pour rire. Aussi je ne ris pas. Je t’aime, je te vénère, je t’admire, je te bénis et je t’adore pieusement de toutes mes forces, de tout mon cœur et de toute mon âme.
a « s’arrête ».
b « déjeunerons pas ».
c « genoux ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils font un bref séjour à Guernesey pour récupérer des affaires.
- 19-28 avrilSéjour à Guernesey.
- 4 octobreIls vont sur la tombe de Claire à Saint-Mandé.
