« 6 août 1875 » [source : BnF, Mss, NAF 16396, f. 204], transcr. Véronique Heute, rév. Jean-Marc Hovasse, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d10747e254, page consultée le 09 août 2026.
Paris, 6 août [18]75, vendredi, 6 h. du soir
Tous les bonheurs à la fois, mon grand bien-aimé ! Tes enfants arrivés à bon port et notre douloureux malentendu dissipé : quel bonheur !!! Jusque-là je souffrais comme un diable, maintenant je souffre comme une bienheureuse, ce qui est bien différent. La confiance dans ton amour me redonne du cœur au ventre et je suis capable de tarir ma vieille goutte en un seul trait. Il me semble que je la sens déjà battre en retraite, telle est la puissance de ton amour sur elle et sur moi. Le temps est tellement obscur en ce moment1 que je te gribouille à tâtonsa ne sachant où poser une syllabe devant l’autre. Heureusement qu’il fait clair dans ton cœur comme dans le mien qui t’adore.
1 Victor Hugo a noté ce 6 août 1875 : « Toujours la pluie. Je crains que mes pauvres enfants n’aient bien mauvais temps. » (Carnets V – 1875 ; CFL, t. XV-XVI/2, p. 860).
a « tâton ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils font un bref séjour à Guernesey pour récupérer des affaires.
- 19-28 avrilSéjour à Guernesey.
- 4 octobreIls vont sur la tombe de Claire à Saint-Mandé.
