« 9 octobre 1875 » [source : BnF, Mss, NAF 16396, f. 264], transcr. Véronique Heute, rév. Jean-Marc Hovasse, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d10606e431, page consultée le 06 août 2026.
Paris, 9 oct[obre][18]75, samedi matin, 10 h.
Abondance de bien ne nuit pas, dit le proverbe, mais aujourd’hui cela me donne un fort tintouin dans la répartition à faire pour nos deux chers amis Meurice et Vacquerie. Mariette vient de partir emportant deux gigots de la pauvre petite montagnarde ; una pour chacun d’eux. Il nous reste encore à placer les deux épaules. Quant à nous, il nous restera les côtelettesb et le filet pour demain, ce qui me paraît suffisant par ce temps mou et peu propice à la venaison. Autre guitare, tu avais enfermé le chat dans ton cabinet, lequel s’ennuyant s’est mis à fourrager tes livres, tes papiers, tes gants et tutti quanti que c’est comme un bouquet de fleurs. Quant à moi je coursc et je m’agite dans tout ce tohu-bohu sans rien faire comme une vraie mouche du coche que je suis. Et je t’adore.
a « un » est en ajout supérieur.
b « cotellettes ».
c « courre ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils font un bref séjour à Guernesey pour récupérer des affaires.
- 19-28 avrilSéjour à Guernesey.
- 4 octobreIls vont sur la tombe de Claire à Saint-Mandé.
