« 19 mars 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 55], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette et Jean-Marc Hovasse, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d10600e624, page consultée le 06 août 2026.
Paris, 19 mars [18]74, jeudi matin
Bonjour, mon tout bien-aimé, bonjour, mon grand petit homme, bonjour mon sublime adoré, sois béni.
J’ai déjà fait bien des choses depuis que je suis levée pour être prête quand tes chers petits-enfants viendronta. De ton côté, mon cher amour, il faudra mettre les morceaux doubles pour ne pas trop les faire attendre. Je tiens à ce que ces chers petits aient foi en nous et qu’ils nous aiment à travers l’optique des Guignols et des Séraphins, le seul qui aille à leur cœur à l’âge qu’ils ont1. Et puis il fait un temps d’enfants, de fleurs et de Papapa et de Roumet. Profitons-en pour être heureux. J’y suis toute disposée quant à moi, car mon cœur chante un allegro d’amour auprès duquelb les concerts divins ne sont que cacophonies. Je t’adore.
1 Victor Hugo écrit : « J’ai mené, elle m’accompagnait, les deux petits aux Champs-Élysées. / 1° Panorama du siège de Paris 7,60 / 2° Guignol et sucre d’orge 0,50 / 3° Voiture 5 / Nous les avons ramenés à 5 h. ½. » (Carnets manuscrits 1874, 19 mars ; BnF, Mss, NAF 13478, f. 79r).
a « viendrons ».
b « desquels ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.
- 19 févrierQuatrevingt-treize.
- 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
- OctobreMes fils.
