« 20 novembre 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 257], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette et de Jean-Marc Hovasse, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d10349e902, page consultée le 06 août 2026.
Paris, 20 nov[embre][18]74, vendredi matin, 8 h.
Bonjour, mon cher bien-aimé. Si tu m’aimes, je t’aime. Et si tu ne m’aimes pas, je t’aime. Je t’aime encore, je t’aime toujours, c’est dans mon sang. J’entends courir les petits pieds de Jeanne au-dessus de ma tête ; déjà je m’étais réveillée ce matin au doux bruit de sa chanson et il me semble que je suis plus près de toi depuis qu’elle est là. J’espère que tu as bien dormi et toute ta maisonnée aussi. J’espère encore que nous pourrons trouvera le joint de sortir un peu tantôt. C’est le seul moyen pour moi d’être en tête-à-tête avec toi et de causer un peu avec toi à cœur ouvert. C’est à peine si j’ai pu t’entrevoir de toute la journée d’hier, soirée comprise. Ce soir ce sera encore la même chose puisque tu as du monde. Cependant il serait utile que nous nous entendions quelquefois sur les affaires ménage et AUTRES. J’aurais besoin aussi d’aller à Saint-Mandé avant que la saison hiver ne soit plus avancée. J’espère que tu accueillerasb ma prière et je t’en remercie d’avance de tout mon cœur. Je te souris, je te bénis, je t’aime, je t’adore.
a « trouvé ».
b « acceuilleras ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.
- 19 févrierQuatrevingt-treize.
- 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
- OctobreMes fils.
