« 19 novembre 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 256], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette et de Jean-Marc Hovasse, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d10349e881, page consultée le 09 août 2026.
Paris, 19 nov[embre][18]74, jeudi matin, 8 h.
Bonjour, mon cher bien-aimé, comment as-tu passé la nuit ? Meilleure que la mienne, je l’espère, pour peu que tu aies seulement dormi quelques instants. Je pense avec ennui pour toi, mon pauvre bien-aimé, au dérangement que va te causer l’invasion des ouvriers dans ta chambre ce matin. Pourvu encore que tu en sois quitte aujourd’hui et moi aussi, il n’y aura qu’un peu de patience à avoir pour être en pleine sécurité après. Le vrai côté triste de la journée c’est que nous n’aurons pas les enfants ni au déjeuner ni au dîner. Heureusement que tu songes à réformer le trop-plein de tes fournées d’invités, ce qui permettra à tes petits enfants de s’asseoir à ta table tous les jours sans distinction. En attendant il faut se résigner à nous en passer encore dimanche. Je ne pense pas que ton pauvre cher Paul Meurice vienne ce soir mais peut-être demain. Nous n’avons pas encore la réponse de Banville. Je t’aime, voilà mon dernier mot.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.
- 19 févrierQuatrevingt-treize.
- 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
- OctobreMes fils.
