28 novembre 1861

« 28 novembre 1861 » [source : BnF, Mss, NAF 16382, f. 164], transcr. Sophie Gondolle, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6701, page consultée le 07 août 2026.

XML

Tu as raison de vouloir que je sorte, mon cher bien aimé, tu as raison toujours, et ce que j’ai de mieux à faire, comme raison, comme santé, comme amour, comme bonheur, c’est de t’obéir en tout. Aujourd’hui, mon pauvre adoré, j’étais vraiment hors d’état de mettre un pied devant l’autre1 et j’ai dû refuser par force ta douce proposition. Dès que nous serons un peu plus à nous, c’est-à-dire après le départ de M. Lacroix, je te promets de m’arranger de façon à pouvoir sortir à ta première réquisition. Jusque là, il faut que je tâche de calmer cette nouvelle crise qui me tient encore un peu maintenant mais qui sera passée d’ici à ce soir, je l’espère. Il suffit, mon ineffable adoré, que cela te préoccupe pour que je me fasse un devoir de guérir tout de suite. Ce soir, tu me trouveras tout à fait gaillarde et surtout t’adorant plus que jamais.


Notes

1 Juliette souffre régulièrement de crises de goutte.

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

Hugo termine Les Misérables en Belgique. Juliette copie avec délices.

  • 16 janvierHugo se laisse pousser la barbe.
  • 25 mars-3 septembreVoyage à Londres, puis en Belgique et en Hollande et dans les environs ; séjour à Mont-Saint-Jean, à l’hôtel des Colonnes. Hugo quitte parfois Juliette pour rendre visite à sa famille à Bruxelles.
  • 20 décembreHugo consent au mariage de sa fille avec le lieutenant Pinson.