27 novembre 1861

« 27 novembre 1861 » [source : BnF, Mss, NAF 16382, f. 163], transcr. Sophie Gondolle, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6700, page consultée le 26 janvier 2026.

Bonjour, mon ineffable bien aimé, bonjour, mon adoré. Que Dieu te donne tout ce que tu désires en ce monde, moi, je te donne mon amour pour l’éternité. Comment vas-tu ce matin, mon cher petit homme ? As-tu bien, bien dormi ? Est-ce que tu es déjà au travail par ce hideux temps et dans ces lugubres ténèbres ? C’est à grand peine si j’y vois pour te gribouiller ce pauvre petit bonjour et je ne suis pas bien sûre où je mets mes tendresses, mes baisers et mon amour. Si, au lieu de les mettre sur tes yeux, sur tes lèvres, dans tes oreilles, dans ton cœur et dans ton âme, j’allais les laisser tomber dans le vide, cela ne ferait pas mon compte. Aussi, je vous supplie de vous approcher si près de ma bouche et de mon cœur qu’il ne puisse rien se perdre de mon amour dans le trajet de vous à moi. Mon Victor adoré, je t’aime, je te vénère, je t’admire, je t’adore, je te bénis.

Juliette

Cette année-là…
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Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

Hugo termine Les Misérables en Belgique. Juliette copie avec délices.

  • 16 janvierHugo se laisse pousser la barbe.
  • 25 mars-3 septembreVoyage à Londres, puis en Belgique et en Hollande et dans les environs ; séjour à Mont-Saint-Jean, à l’hôtel des Colonnes. Hugo quitte parfois Juliette pour rendre visite à sa famille à Bruxelles.
  • 20 décembreHugo consent au mariage de sa fille avec le lieutenant Pinson.