29 mars 1874

« 29 mars 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 65], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d9035e912, page consultée le 03 mai 2026.

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Pendant que tu planes au plus haut des cieux de la poésie, mon grand bien-aimé, moi je t’adore de cœur et de pied fermesa ici-bas. À chacun son lot ; à toi le génie, à moi l’amour ; à toi les ailes, à moi les pattes.

C’est juste, car Dieu sait ce qu’il fait et moi aussi en vous adorant et en vous bénissant tous les deux.

Mariette m’apporte deux lettres pour toi, l’une touchante, l’autre saugrenue. Je ne te dérangeraib[pas] pour celle-ci qui est d’un homme, mais je me fais un cas de conscience de te porter l’autre, qui est d’une jeune femme, tout de suite… Je savais bien, mon généreux homme, que cette misère tirait tout de suite au cœur et je t’en remercie pour cette jeune mère de vingt-quatre ans. Cette bonne action portera bonheur à tes chers petits-enfants parce que Dieu est juste. Merci, encore et merci toujours de ta charité inépuisable, comme mon admiration, comme ma vénération, comme mon adoration pour toi. Je te souris et je te bénis.


Notes manuscriptologiques

a « ferme ».

b « dérangerais ».

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.

  • 19 févrierQuatrevingt-treize.
  • 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
  • OctobreMes fils.