20 juin 1874

« 20 juin 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 115], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.916, page consultée le 26 janvier 2026.

Tu sais, mon cher bien-aimé, que je suis presque toujours malade dans ce mois-ci et toujours triste à cette date1. Cependant je prends beaucoup sur moi pour que tu ne t’en aperçoivesa pas ; mais plus je fais d’effortsb, plus je souffre et plus je suis triste. Il vaut donc mieux, mon grand bien-aimé, me laisser à moi-même et ne pas te préoccuperc d’un état nerveux qui passera tout seul. Je me dépêche de te donner cette tendre explication avant l’arrivée de tes invités en te priant de ne pas te faire un souci de mes petits bobos. Je sais gré à MmeCharles de descendre à table ce soir. Sa présence masquera ma morosité et tout le monde y gagnera. Je lui remettrai en même temps les bonbons apportés par MmePierre Véron pour Petit Georges et pour Petite Jeanne. Je t’aime mon bien-aimé, je t’adore mon divin grand homme.


Notes

1 Claire Pradier, la fille de Juliette Drouet, est morte le 21 juin 1846 d’une tuberculose.

Notes manuscriptologiques

a « aperçoive ».

b « effort ».

c « préocuper ».

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.

  • 19 févrierQuatrevingt-treize.
  • 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
  • OctobreMes fils.