27 juillet 1863

« 27 juillet 1863 » [source : BnF, Mss, NAF 16384, f. 198], transcr. Gérard Pouchain, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.7432, page consultée le 24 janvier 2026.

C’est aujourd’hui ta fête, mon doux adoré, et je n’ai rien à t’offrir que mon triste amour tout hérissé des [illis.] de mon caractère. Je te le donne néanmoins tel qu’il est dans [l’espoir ?] que tu en tireras [Deux lignes illisibles.] possible pour ton bonheur et pour le mien. S’il en était autrement, mon pauvre adoré, ce serait à [moi d’avoir le courage de ?] te délivrer de ma maussade [Plusieurs mots illisibles.] personne sans en [illis.] ta conscience ni prêter à la malignité de ton entourage. Ce n’est ni une MENACE ni une PROMESSE que je te fais, mon pauvre [illis.], mais le [illis.] que tu sois heureux n’importe à quel prix. Je te [remercie ?] d’être revenu hier au soir, mon grand bien-aimé, c’est d’un [illis.] d’une âme généreuse. Mon cœur en a été profondément reconnaissant et attendri. L’émotion dure encore et c’est avec les yeux pleins de larmes que je t’en remercie. [illis.] J’ai eu grand tort hier de me laisser aller à un mouvement d’impatience et de [Trois lignes illisibles.] pousser la taquinerie un peu loin en donnant le droit à Mme Chenay de me faire la leçon comme à la première [fessarde ?]1 venue. C’est un grand bonheur et un grand honneur pour moi que tu veuilles bien prendre [ma maison ?] pour quoi que ce soit que tu conviennes mais est-il bien utile de me les faire payer par un ridicule incessant et par une turlupinade désobligeante de tous les [Fin de lettre illisible.].


Notes

1 La lecture est douteuse, mais le mois précédent, Juliette utilise le substantif « fessardisme », dans un contexte qui peut laisser à penser que « fessard » désigne un paresseux passant son temps assis sur ses fesses.


« 27 juillet 1863 » [source : BnF, Mss, NAF 16384, f. 199], transcr. Gérard Pouchain, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.7432, page consultée le 24 janvier 2026.

[illis.] leur faire faire force de bras et de jambes [illis.] [mon cher ?] petit homme [illis.] écrire à [illis.] aujourd’hui [illis.] j’ai été [occupée ?] toute la journée [illis.] sans quoi je [illis.] tout mon [illis.][À la page 2, les bords gauche et droit étant effacés, on ne peut lire que les mots du milieu de la ligne : bonheur / justement / j’achève / gribouillis / que tu es / mon / donner du / pour / jusqu’au moment / tu pourras t’échapper][illis.] pas que ce sera [illis.] bientôt parce qu’une [illis.] qu’on a le bonheur [Une ligne illisible.] pas facilement [illis.] je le sais trop bien par moi-même enfin, mon cher bien-aimé, ce sera quand [tu ?] pourras et je ferai tout ce que je pourrai pour attendre sans impatience mais non sans te désirer [Deux lignes illisibles.]. De mon côté je ne serai occupée que de toi [Deux lignes illisibles] tous les jolis petits [Deux lignes illisibles.] j’aurai pour me guider la trace lumineuse que [illis.] laissée. Puis enfin si cela ne suffit pas je [m’inviterai ?] au festin et j’abreuverai mon âme dans ton [verre ?] et je saurai tout de suite [Dernières lignes illisibles.].

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

Adèle, fille de Hugo, s’enfuit au-delà des mers à la poursuite désespérée d’un militaire dont elle est amoureuse. Mme Hugo adresse quelques signes de courtoisie à Juliette.

  • 19 maiElle signe un bail de location pour la maison du 20, Hauteville.
  • 18 juinAdèle, fille de Victor Hugo, part rejoindre le lieutenant Pinson.
  • 2 juilletMme Hugo offre et dédicace à Juliette Drouet un exemplaire de son Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie.
  • 15 août-7 octobreVoyage en Belgique, au Luxembourg et sur les bords du Rhin.
  • DécembreElle décline l’invitation de Mme Hugo à participer au dîner des enfants pauvres.