« 22 mars 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 58], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d9035e693, page consultée le 01 mai 2026.
Paris, 22 mars [18]74, dimanche, 1 h. ½
Je vais être punie par où je n’ai pas péché, mon grand bien-aimé, en ne pouvant pas déjeuner en même temps que toi à cause du coiffeur qui va venir dans quelques minutes. Je n’avais pas prévu que tu ne serais pas prêt avant deux heures et encore moins que le mal de gorge de notre chère Petite Jeanne persisterait encore aujourd’hui, de là la nécessité de me faire coiffer maintenant pour pouvoir t’accompagner dans ta visite à cette chère petite fille. J’espère que nous la trouverons tout à fait remise de ce petit mal passager causé par la saison. Je voudrais déjà avoir cette certitude pour toi, d’abord, et pour moi qui me suis refaite une maternité dans l’adoration de cette enfant. Aussi je ne veux pas retarder d’une minute le moment de nous assurer par nous-mêmesa que ce bobo ne peut pas devenir inquiétant. C’est pour cela, mon adoré, que je me passerai de déjeuner, trop heureuse que cette petite abstinence profite à notre sécurité. Je t’aime, je t’adore, je te bénis à travers Petite Jeanne.
a « même ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.
- 19 févrierQuatrevingt-treize.
- 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
- OctobreMes fils.
