16 janvier 1874

« 16 janvier 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 17], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d8580e640, page consultée le 04 mai 2026.

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Je suis bien contente pour toi, mon cher bien-aimé, que l’affaire soit heureusement terminée avec ta petite belle-fille. Cette épine tirée de ton pied, espérons que tu n’en rencontreras pas d’autres. De mon côté, je fais tout mon possible pour que tu ne te blessesa pas à mes propres broussailles. C’est bien assez que j’y déchire mon cœur trop souvent. Je ne pense pas, mon cher adoré, que tu puissesb sortir utilement pour tes affaires aujourd’hui parce qu’il est déjà une heure et demie passée et que tu n’es pas encore sorti de ta chambre pour déjeuner. Cependant, comme le temps est exceptionnellement beau et doux, peut-être te demanderai-je à sortir un peu avec toi à l’heure de ta promenade si cela ne te dérange pas trop dans ton travail. D’ailleurs, si tu y consens, il est probable que je n’irai pas très loin et que tu pourras user de ta liberté presque tout de suite. 6 h. ¼. J’allais achever mon gribouillis tout de suite après t’avoir quitté quand est arrivé le citoyen Busquet qui voulait te parler pour le Shakespeare1. Il ira ce soir pour cela rue Drouot. Il ne me reste plus que la place de te baiser de la tête aux pieds.


Notes

1 À élucider.

Notes manuscriptologiques

a « blesse ».

b « puisse ».

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.

  • 19 févrierQuatrevingt-treize.
  • 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
  • OctobreMes fils.