« 17 décembre 1880 » [source : BnF, Mss, NAF 16401, f. 312], transcr. Emma Antraygues et Claire Josselin, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d6402e413, page consultée le 01 mai 2026.
Paris, 17 décembre 1880, vendredi matin, 8 h.
Mon cher petit homme bien-aimé, je ne veux pas te faire une vie continue de mes affaires personnelles (excusez l’outrecuidance) mais tu serais bien gentil de me laisser aller au Louvre pour y acheter ce dont j’ai le plus pressant besoin et aussi pour passer un peu en revue les étoffes et les bibelots dont je pourrais profiter par occasion si cela t’ennuie de m’attendre en voiture je voudrais y aller un matin avant le déjeuner. Aujourd’hui, tu n’as pas de Sénat mais il fait si vilain temps que je n’ose pas te proposer de sortir tantôt. Demain, samedi, tu as une Séance publique à trois heures. Mais, je te le répète, je pourrais y aller le matin et être revenue pour le déjeuner. Seulement, je te prie de ne pas me faire languir plus longtempsa. J’ai trouvé la carte de M. et de Mme Lacretelle qui sont venus hier soir pendant que nous dinions chez Vacquerie. Ils doivent revenir bientôt. En attendant j’invite pour demain les deux Leconte De Lisle et aujourd’hui Lesclide et Isaure car tes enfants ni leur mère et M. Lockroy, ne dînerons avec nous ce soir. Ne pouvant pas te consulter en ce moment je prends sur moi de faire ces invitations pensant te faire plaisir, et je t’adore avec l’espoir que tu en es heureux autant que moi.
[Adresse]
Monsieur Victor Hugo
a « long-temps ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
l’amnistie des Communards est enfin votée, et la fête nationale, fixée le 14 juillet, fonde la République sur la Révolution Française
- AvrilReligion et religions.
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