« 1 juillet 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 124], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d2996e25, page consultée le 04 mai 2026.
Paris, 1er juillet [18]74, mercredi matin, 8 h.
Cher bien-aimé, c’est aujourd’hui le premier jour de ton mois béni, celui de ta fête, pendant lequel je prie Dieu de te donner santé, joie et bonheur. Déjà, ce matin, il semble qu’il m’ait entendue, car il te donne ce qui te plaît le plus et ce qui entretienta tes forces et ton inspiration, les plus beaux rayons de son soleil. Par compensation il te laisse une corvée à faire ce soir qui te serait agréable si elle ne te dérangeait pas dans ton travail sublime et sacré. J’espère pourtant que tu ne te trouveras pas trop mal de cette diversion forcée à tes habitudes. En attendant je viens d’accorder, en ton nom, un fort campo1 ce soir à nos trois servantes, plus trois francs pour aller au cirque. Je crois que ce genre de subvention entretiendra notre popularité près d’ellesb et que tout n’en ira que mieux. Je t’adore.
1 Ou « campos » : repos, délassement. Terme familier (Littré).
a « entretien ».
b « elle ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.
- 19 févrierQuatrevingt-treize.
- 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
- OctobreMes fils.
