« 17 septembre 1874 » [source : BnF, Mss, NAF 16395, f. 194], transcr. Véronique Heute, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d13777e612, page consultée le 02 mai 2026.
Paris, 17 septembre [18]74, jeudi matin, 8 h.
Cher bien-aimé, j’espère que tu as passé une bonne nuit et voici une journée qui s’annonce bien car il fait un peu frais et la brume de la nuit se dissipe peu à peu, ce qui est très bon signe. À ce bon pronostic et à cette espérance s’ajoutenta la tendre confiance que j’ai en toi et l’amour sans fondb qui déborde mon cœur. Il faudra que le guignon soit bien ingénieux pour changer en tristesse tous ces éléments de bonheur. Mais, quoi qu’il fasse, j’espère qu’il n’y parviendra pas. Au nombre des invités qui te plaisent et que tu désiresc avoir, mon grand petit homme, il y a Mme Mendès. Mais est-elle à Paris en ce moment ? Si tu veux nous irons ensemble nous en informer et lui faire notre invitation séance tenante si nous la trouvons chez elle. Le plus tôt sera le mieux et je t’offre aujourd’hui, si tu veux. En attendant que tu en décides, j’ai mis de côté une très touchante et très enthousiaste lettre d’une jeune fille de quinze ans pour toi. Hier j’ai porté sur ta table la lettre anonyme de la rue Vintimille no 7. L’as-tu trouvée ? En ce moment je te donne tout mon cœur, prends-le et garde-le.
a « s’ajoute ».
b La syllabe « pro » de « profond » a été grattée pour être effacée.
c « désire ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.
- 19 févrierQuatrevingt-treize.
- 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
- OctobreMes fils.
