15 juillet 1867

« 15 juillet 1867 » [source : BnF, Mss, NAF 16388, f. 188], transcr. Jeanne Stranart, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.7120, page consultée le 24 janvier 2026.

Tant pis, c’est toi qui l’as voulu. Ne t’en prends qu’à toi-même de ce second gribouillis1, taillé comme celui de ce matin et comme tous les autres, à même mon cœur. Les virtuoses de la parole ont mille intonations pour dire : « Bonjour, [Martin ?] [Marton ?] ». Moi, je n’ai qu’un seul mot pour raconter toute mon âme : je t’aime. Ce mot, je te le dis à tous les instants de ma vie sans en varier la monotonie grave et douce. Je t’aime, je t’aime. [Là ?] [Te ?] voilà, tout est dit. J’ai fini. Je t’aime.


Notes

1 La première lettre du 15 juillet 1867 est manquante.

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

Hugo est grand-père pour la première fois (l’enfant mourra en bas âge). Ils voyagent en Belgique et en Zélande.

  • 31 marsNaissance de Georges, fils de Charles Hugo et de sa femme Alice.
  • 20 juinReprise d’Hernani au Théâtre-Français.
  • 17 juillet-14 octobreVoyage en Belgique et en Zélande.