« 7 octobre 1862 » [source : BNF, Mss, NAF 16383, f. 203], transcr. Camille Guicheteau, rév. Guy Rosa, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6926, page consultée le 27 janvier 2026.
Guernesey, 7 octobre 1862, mardi matin, h.
Bonjour, mon pauvre grand bien-aimé ; bonjour, mon doux affligé, bonjour, que Dieu
te gardea de tout mal aujourd’hui et
toujours et puissentb toutes les
erreurs qui t’attristent dans ceux que tu aimes si tendrement et si absolument se
dissiper entièrement bientôt. En attendant, mon pauvre éprouvé, je mets mon amour,
ma
confiance et ma vénération à tes pieds.
J’espère que, malgré tes nouvelles
tristesses, tu as passé une bonne nuit et que tu vas bien ce matin. La journée promet
d’être belle, malheureusement je ne pourrai pas en profiter, en supposant que de ton
côté tu puisses sortir tantôt, car c’est aujourd’hui le jour de mon festival et je
suis forcée de m’en occuper activement pour que rien ne cloche trop visiblement. Mais,
mon cher petit homme, je serai heureuse si tu peux te faire du bien en te promenant
au
soleil aujourd’hui dans nos chères petites promenades accoutumées. Je t’y suivrai
de
l’âme en baisant la trace de ton cher petit pied.
J.
a « gardes ».
b « puisses ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
elle se délecte du succès public des Misérables.
- 10 marsPremier dîner des enfants pauvres.
- 3 avrilParution de la première partie des Misérables.
- 28 juillet-26 septembreVoyage au Luxembourg et sur les bords du Rhin
