« 19 février 1880 » [source : BnF, Mss, NAF 16401, f. 52], transcr. Blandine Bourdy et Claire Josselin, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.12797, page consultée le 25 janvier 2026.
Paris, 19 février 1880, jeudi matin, 7 h ¾
Si j’en juge d’après le désir que j’ai et par ma propre nuit à moi-même, tu as dû
avoir une assez bonne nuit. Puissé-jea ne pas m’être trompée. Mais, en attendant que tu me confirmes
cette bonne espérance, je me réjouis de la pensée qu’il fait très beau temps
aujourd’hui et qu’il faudra, toute paresse cessante, que nous en profitions
tantôt.
J’y insiste parce que je suis sûre que cela te fera le plus grand bien.
Il sera toujours temps de faire jouer ma scie1 en te rappelant que tu as une foule de lettres qui te tendent un
nombre incalculable de pattes de mouches, et que c’est aujourd’hui le jour d’argent.
Tout cela n’est pas fait pour me rendre plus aimable à tes yeux mais qu’y faire ?
That is the question. Me taire. Je ne demande pas mieux, sans
murmurer, bis, rebis, ter.
[Adresse]
Monsieur Victor Hugo
1 Scie : refrain entêtant.
a « puissai-je »
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
l’amnistie des Communards est enfin votée, et la fête nationale, fixée le 14 juillet, fonde la République sur la Révolution Française
- AvrilReligion et religions.
- 24 octobreL’Âne.
