« 3 février 1880 » [source : BnF, Mss, NAF 16401, f. 35], transcr. Blandine Bourdy et Claire Josselin, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.12783, page consultée le 24 janvier 2026.
Paris, 3 février 1880, mardi matin, 8 h.
Cher bien-aimé, il m’a semblé que ta nuit avait été meilleure que la précédente ?
J’espère ne pas m’être trompée quoique tu paraisses en douter ce matin. Je ne sais
pas
si tu iras au Sénat aujourd’hui car l’ordre du jour me paraît aussi insignifiant que
celui d’hier. Voici, au reste les heures comme elles sont indiquées : à deux heures
réunion dans les bureaux, à trois heures séance publique. Selon ce que tu décideras,
je m’apprêterai à t’y suivre et à t’attendre dans la voiture ou à rester avec toi
au
coin de mon feu. Dites, donc, Môsieur le Sénateur, tâchez de payer vos nouvelles
dettes et de me donner un peu d’argent pour les besoins incessants de votre
maison.
J’ai beau vous aimer et vous aimeras-tu1, cela ne met pas de l’argent dans ma poche. Croyez-le
bien.
[Adresse]
Monsieur Victor Hugo
1 La lecture n’est pas douteuse.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
l’amnistie des Communards est enfin votée, et la fête nationale, fixée le 14 juillet, fonde la République sur la Révolution Française
- AvrilReligion et religions.
- 24 octobreL’Âne.
