« 15 décembre 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 228], transcr. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.3057, page consultée le 26 janvier 2026.
Guernesey, 15 décembre 1857, mardi après-midi, 3 h.
Je t’aime, mon Victor, je veux que tu sois heureux encore plus aujourd’hui que tous les autres jours en l’honneur de ta noble et excellente femme et de ta courageuse et ravissante fille dont c’est la fête. Mon cœur prend sur lui et sans y être autrement autorisé de se mêler à toutes vos joies et à tous vos triomphes de famille, tant pire si c’est indiscret mais il ne saurait s’en empêcher, voilà. Je suis très contente que tu aies pu inviter Lefèvre et Marquand qui attachent avec raison un sentiment de grand honneur et de grand bonheur à être admis chez toi encore plus particulièrement les jours de réjouissance domestique1. Par une charmante coïncidence le frère de cette bonne Mlle Leboutillier est arrivé aussi ce matin en très bonne santé, ce qui fait que la pauvre vieille bonne fille est au comble du bonheur. Pour ne pas être en reste avec tous les heureux d’aujourd’hui, je t’aime avec un redoublement de tendresse, de vénération et d’admiration.
Juliette
1 À la date du 15 décembre, Victor Hugo note « fête de ma femme et de ma fille » ainsi que la liste des invités au dîner donné à Hauteville House pour l’occasion (Massin, CFL, t. X, p. 1535).
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.
- Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».
