« 10 décembre 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 223], transcr. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.3052, page consultée le 01 mai 2026.
Guernesey, 10 décembre 1857, jeudi soir, 5 h.
Je t’écris sur mon genoua, mon cher petit homme, pour ne pas approcher de tes papiers, mais cela ne me gêne pas pour te donner ma restitus à pieds joints. Il faudrait bien d’autres obstacles pour m’empêcher de te dire mon amour d’une façon quelconque. Quant à moi, je n’en connais pas. Même fussé-jeb paralysée, muette ou morte, mon âme saura bien trouver le chemin de ton cœur beaucoup mieux qu’avec cette stupide plume dont je ne sais pas me servir. Je pense, mon bien-aimé, que tu conduiras toi-même ces dames chez Duverdier ce soir ? Je te verrai encore bien peu aujourd’hui, mon cher petit homme, mais je ne m’en plains pas puisque ta chère famille profite de mon sacrifice. Tâche pourtant de me donner quelques minutes de joie [plusieurs mots illisibles] un peu ma longue et triste soirée.
a « genoux ».
b « fussai-je ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.
- Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».
