12 novembre 1857

« 12 novembre 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 200], transcr. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.3032, page consultée le 25 janvier 2026.

Cher bien-aimé, j’allais commencer ma restitus sur une immense feuille de papier, quand je me suis aperçue à temps que j’avais l’esprit moins grand que le cœur et que le mot je t’aime ne tenait pas assez de place [pour] faire tant d’embarras. Aussi je suis revenue modestement à mon petit format quotidien avec lequel je suis bien plus à mon aise. Quelle bonne journée et quelle belle journée hier, mon cher adoré, et quel doux épilogue à cette idylle improvisée ! J’étais loin de m’attendre à cette bonne fortune de la Saint Martin, cet été de l’automne1 ; aussi j’en suis presque aussi surprise qu’heureuse tout en me disant que les hasards ne sont pas toujours aussi bien avisés que celui d’hier au soir. Mais, dût-il, comme c’est probable, ne s’en représenter jamais d’autres dans les mêmes conditions de bonheur, je n’en suis pas moins reconnaissante envers celui-là et je le mets dans l’endroit le plus rayonnant de mon âme pour ne l’oublier jamais.

Juliette


Notes

1 Dans son agenda, Hugo note et encadre d’un double trait : « nuit du 11 au 12 », allusion intime codée (Massin, CFL, t. X, p. 1433).

Cette année-là…
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Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.

  • Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».