« 8 mars 1877 » [source : BnF, Mss, NAF 16398, f. 70], transcr. Guy Rosa, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.1956, page consultée le 04 mai 2026.
Paris, 8 mars [18]77, jeudi soir, 6 h. ¾
Je suis toujours logée à la même enseigne, c’est-à-dire au même numéro 13 dans le cas où Monselet viendrait. Le Montrosier ne peut pas venir dîner ce soir, de là le danger que nous cherchons à éviter. Dans le cas où, par impossible, l’insaisissable Monselet venait, il nous faudra, bon gré mal gré, faire dîner nos adorés petits là-haut chez leur mère. En attendant que le sort en décide, je fais force de toutes mes pattes de mouches pour arriver à mon poste avant tout le monde. Je n’ai pas eu le temps de te demander conseil sur les préséances ce soir ; ma foi, je ferai da se1 et de mon mieux comme toujours. Pourvu que tu me souries et que tu m’aimes, je m’en bats [barrette ?]. Ah, mon Dieu ! on sonne ! Serait-ce déjà les Préveraud ? Ils en sont fort capables ! Justement, ce sont eux ! Merci, mon Dieu ! Je t’adore.
1 Comme l’Italia des républicains – mais non de Cavour.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
la France connaît une grave crise constitutionnelle, et la belle-fille de Hugo, mère de ses petits-enfants, se remarie.
- 26 févrierNouvelle Série de la Légende des Siècles.
- 3 avrilAlice, veuve de Charles Hugo, épouse le journaliste Édouard Lockroy.
- 14 maiL’Art d’être grand-père.
- 27 juinVisite à Saint-Mandé, sur la tombe de Claire pour elle, à sa fille en maison de santé pour lui.
- 1er octobreHistoire d’un crime (tome I).
