« 13 février 1880 » [source : BnF, Mss, NAF 16401, f. 44], transcr. Blandine Bourdy et Claire Josselin, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.12791, page consultée le 04 mai 2026.
Paris, 13 février 1880, vendredi matin, 8 h ½
J’espère, mon doux adoré, ne pas m’être trompée cette nuit en constatant à plusieurs
reprises que tu dormais tranquillement. Cependant, comme il m’est arrivé trop de fois
de prendre pour du bon sommeil ce qui n’était pour toi que de l’immobilité voulue,
j’attendrai pour me réjouir vraiment que tu me confirmes toi-même que tu as bien
dormi. Je ne sais pas si tu nous feras l’honneur et le plaisir de déjeuner avec nous
ce matin mais je dois te dire, tout d’abord, qu’il n’y a pas de Sénat aujourd’hui ;
l’ordre du jour est pour demain, samedi, séance publique à deux heures, etc.,
etc.
Mme Lockroy, ni les enfants, ne dîneront pas avec nous ce soir : tout le
monde dîne chez M. Lockroy père1. Raison de plus, il me semble, pour que tu
déjeunesa avec nous ? Sans compter
le bien que cela te fait de vivre de la vie normale. Et puis nous pourrions faire
une
bonne petite promenade de deux heures pendant le soleil. Ça te va-t-il ? Tape-là et
aimons-nous, aimons-nous, aimons-nous !!!
[Adresse]
Monsieur Victor Hugo
1 Joseph-Philipe Simon, dit Lockroy.
a « déjeune ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
l’amnistie des Communards est enfin votée, et la fête nationale, fixée le 14 juillet, fonde la République sur la Révolution Française
- AvrilReligion et religions.
- 24 octobreL’Âne.
