2 septembre 1857

« 2 septembre 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 169], transcr. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.3006, page consultée le 26 janvier 2026.

Je veux que mon bonheur soit complet, mon cher petit homme, c’est pourquoi je m’enfonce dans la RESTITUS l’âme la première avant que tu ne reviennes du bain. C’est si rare quand tu me donnes quelques instants dans la journée du mercredi que je suis doublement heureuse quand cela arrive. J’ai regretté de ne m’être pas trouvée là à l’arrivée des deux bouquets parce que je les aurais envoyés tous les deux chez toi. Une fois trempés dans l’eau on ne peut plus se permettre de les offrir car on peut supposer qu’ils ne sont plus frais. Une autre foisa j’aurai meilleure chance, je l’espère. En attendant je commence à croire que j’aurai une PIAULEb un peu CHOUETTE grâce à vous, mon cher petit architecte. Je voudrais déjà que ce fût fini pour jouir du COUP D’ŒIL. Jusque là je vais tâcher de ne pas dire trop de SAUGRENUITÉSc, permettez-moi ce NEZ AU LOGIS ME en faveur du piffe de Ténéric1 et baisez-moi sur toutes les coutures.

Juliette


Notes

1 Contrepèterie courante sous la plume de Juliette Drouet : « piffe de Ténéric » pour « pic de Ténériffe ».

Notes manuscriptologiques

a « Une autrefois ».

b « PIOLE ».

c « SAUGRENUITÉES ».

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.

  • Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».