« 13 décembre 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 226], transcr. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.3055, page consultée le 06 août 2026.
Guernesey, 13 décembre 1857, dimanche soir, 4 h. ½
Je viens de m’apercevoir que j’ai oublié d’offrir mon coq à Marquand, mon bon petit homme, ce qui me contrarie beaucoup car je ne sais vraiment
plus qu’en faire ni à qui le donner en VIAGER. D’un autre côté, la position de cet
infortuné coq n’est plus tenable ici et je ne vois pas du tout comment faire pour
le garder hors des
atteintes de son terrible rival. Mais te voilà, la suite à tout à l’heure.
Je t’aime, mon Victor, tous mes verbiages n’ont pas d’autre but que ton cœur et mon
amour déborde de tous
ces mots insignifiants pour l’esprit. Je t’aurais accompagné tout à l’heure si ce
n’était pas aujourd’hui dimanche et s’il ne faisait pas encore grand jour pour ma
toilette plus que
négligée. Ce soir ce sera bien difficile, aussi j’accepte d’avance toutes les propositions
de promenade que tu voudras bien me faire. En attendant je t’aime à domicile et dans
mon for
intérieur de [toute mon âme ?].
Juliette
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.
- Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».
