« 24 novembre 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 211], transcr. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.3041, page consultée le 06 août 2026.
Guernesey, 24 novembre 1857, mardi soir, 5 h.
Je suis la CALEB1 de la CRÉMAILLÈRE, mon cher petit homme, et Dieu sait tout ce que je DÉPENSE [d’invention ?], à défaut d’argent, pour nouer les deux bouts de mon Balthazar demain. Te voilà, j’achèverai ma complainte tantôt.
7 h. ¾
Une trombe de pluie et de grêle, mon cher adoré, qui tombe à grand fracas contre mes vitres en ce moment et qui2 m’ôte l’espoir de te voir bientôt et de faire notre petite promenade traditionnelle au clair de lune ; ce contretemps ne me fait pas rire parce qu’il t’empêche de faire un exercice utile à ta santé et à mon bonheur. Il est vrai que tu as le billard3 pour te réconforter, mais moi je n’ai que ma restitus, ce qui n’est pas assez, même pour une [illis.] [comme moi ?].
1 Nom d’un personnage de La Fiancée de Lammermoor de Walter Scott et exemple du serviteur dévoué et fidèle.
2 On attendrait « ce qui », mais on lit bien « et qui ».
3 Un billard était installé dans une pièce du rez-de-chaussée de Hauteville House, la maison de Victor Hugo.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.
- Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».
