3 juillet 1857

« 3 juillet 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 119], transcr. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.2962, page consultée le 06 août 2026.

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Vous m’obéissez trop, mon cher bien-aimé, car je ne vous avais demandé que quelques minutes pour causer de mes loques avec la couturière et savoir d’elle comment elle comptait s’y prendre pour faire des chemises neuves avec des vieilles et surtout combien elle me prendrait de façon pour opérer ce prodige. Vous êtes arrivé dans cet entre-fait et vous en avez traîtreusement profité, comme toujours, pour ne plus vous remontrer de la journée. Si vous appelez cela une conduite vous êtes un fort PHILOLOGUE ! Quant à moi, je l’appelle par son nom et je [le ?] [la ?] qualifie d’infamie tout bonnement. Ah ! vous voilà ! mais je ne vous en ai pas d’obligation car c’est pour votre bain.

7 h.

Je vous fais réparation, mon cher petit homme, trop heureuse de vous trouver une fois innocent de vos torts habituels envers moi. Cher adoré, je baise tes chers petits pieds avec vénération et je t’attends le sourire sur les lèvres et la joie au cœur. À tout à l’heure et s’il ne pleut pas nous irons voir les Préveraud cœur dessus et âme dessous.

Juliette

Cette année-là…
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Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.

  • Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».