« 30 mai 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 95], transcr. André Maget, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.2934, page consultée le 07 août 2026.
Guernesey, 30 mai 1857, samedi après-midi 3 h
Je continue de vous attendre en bec d’âne, mon cher bien aimé, cependant il me semble
que vous avez eu tout le temps d’aller chez le Banquier, de recevoir la poste, de
découvrir de
nouveaux bahuts et même de danser la [chahu ?] pour peu que votre humeur chorégraphique, lyrique et anacréontique d’hier soir dure
encore aujourd’hui. Il n’est même pas
impossible que vous ayez vu chemin faisant le carabinier de Charles qui n’est pas amusant. Il serait bientôt temps et de toute justice de songer un
peu à moi maintenant et de m’en donner une preuve visible et palpable entre la scie
de James et le rabot de [Piters ?]. En attendant je fais bonne mine à mauvais jeu dans
l’espoir de me rabibocher dans les viers coffres et dans les armoires gothiques, dussiez-vous en mourir de rage.
J’avais presque envie, le beau
temps étant donné, d’aller faire ma visite obligatoire à Mme Terrier, mais ne t’en ayant pas prévenu ce matin, j’ajourne la corvée à un autre
jour, telle est
ma philosophie. Taisez-vous ou donnez-moi des machins pleins de poux, vilain sale.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.
- Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».
